Archives pour la catégorie Torture de la vie quotidienne

Faites de la musique!!!

Dans le concept, je pensais qu’il s’agissait de promouvoir les divers talents artistiques de nos concitoyens, en leur permettant de s’exprimer par le biais d’instruments musicaux ou vocaux…

 

Je suis tombée de bien haut!

 

Pour la première fois depuis mes années lycée, j’ai fait un tour en ville, profitant du soleil impromptu entre nos journées d’orages, promenant mes deux marmots de rues piétonnes en places au centre ville. L’heure H ne devait pas avoir sonné:aucun musicien, aucun groupe de « djeuns-à-guitare », la ville bruissait de la foule des grands samedi, c’était tout.

 

J’ai cependant remarqué à certains endroit, l’érection de tours électroniques placées autour de stand encore vide portant des banderoles de diverses associations (au hasard dans ma mémoire : restos du cœur, action contre la faim, secours populaire, et stations de radio).

 

Mais nulle estrade couronnée de micros…

 

Après deux bonnes heures de déambulation, je me suis résignée à rentrer chez nous, mes gamins hurlants dans la poussette, pas du tout apaisés ni ravis de musique.

 

O, miracle!

 

Dans ma dernière ligne droite, deux saxophonistes et un batteur faisait onduler un groupe de badaud, auquel je nous joignis. Il était 18h30. La fête de la musique n’est pas pour les petits enfants qui se couchent tôt…

 

Il a bien fallu rentrer, donner les bains et biberons du soir, et nous préparer à subir les remugles de cette fête imposée.

 

L’an passé, un groupe avait chanté quelques heures sur une place proche de notre appartement, et sans que son répertoire se trouvât à notre goût, il dénotait au moins l’effort de la participation et un certain travail préliminaire.

 

Pour cette fois, nous fûmes moins gâté : nos voisins d’en face (de l’autre côté du quai), fenêtres grandes ouvertes, avaient décidé de tester les limites de leurs amplificateurs, et ont passé quelques CD ahurissants pendant de longues heures.

 

Faire de la musique, ou faire le plus de bruit possible?

 

Dans fête, je voyais quelque chose de convivial, dans musique, un soupçon de travail personnel, pas simplement un concours de mini chaîne.

 

Tout le monde peut se tromper.

(en direct de mon appareillage d’homme-orchestre, Cleya.tx)

Koh Lantah

Toutes les jeunes mères ont du connaître ça: le parcours de survie en milieu urbain avec en option, la simple ou double poussette garnie.

 

Les concepteurs ont beaucoup travaillé leur sujet: ergonomie des machines, poids total à vide, poids total en charge, équilibrage des roues, centralisation du frein et convertibilité des fonctions. Une fois les douze pages de mode d’emploi ingurgitées, il ne reste plus qu’à installer l’ensemble choisi (fonction lit, fonction coque ou assise, avec ou sans plate-forme de rangement, avec ou sans auvent de protection, avec ou sans ombrelle/jouet/cape de pluie/couverture ignifugée/avertisseur sonore…) et y placer le(s) bébé(s).

 

Enfin, vous voilà sur le trottoir. Est-il assez large pour votre équipage? N’y a-t-il pas de travaux intempestifs, du genre : macadam ôté, trous profonds surmontés de passerelles aux rambardes branlantes permettant à peine le passage d’une anorexique en phase terminale?

Les abribus sont-ils placés au bord dudit trottoir, ou bien vous empêchent-ils de passer? A moins que vous ne préfèreriez couper par la route même, en priant pour que cela ne soit pas l’heure du bus? Un livreur a-t-il garé sa camionnette sur votre chemin, évidemment à l’endroit où le rebord du trottoir est trop haut pour que vous puissiez contourner par la chaussée, et ce, de toute façon, sans visibilité du trafic?

Je note, pour ma part, d’autres dangers plus sociaux : je vis dans une ville universitaire où la municipalité a beaucoup investi pour les cyclistes, qui peuvent utiliser un grand kilométrage de pistes…Dont une bonne partie ornent nos trottoirs, avec croisement des pistes devant les passages piétons des feux rouges.

J’ai donc le choix, vu la place octroyé aux simples passants, entre bloquer de ma poussette les pistes cyclables, et me faire copieusement incendier ou klaxonner par les deux-roues; ou me jeter sous les voitures, les fulguro-poings de mon char d’assaut à bébé en avant.

 

Les portes des magasins sont également des points de passage terribles et éprouvants. Les doubles portes vitrées à battant, où il faut obligatoirement maintenir les deux largement ouverts vers l’intérieur du magasin, en poussant de votre troisième main l’équipage à quatre roues. Les portes automatiques qui se referment trop vite, ou ne détectent pas les poussettes trop basses pour le viseur infrarouge. Les autres usagers, qui vous doublent au moment même où vous aviez réussi à coincer les portes et tentiez de vous infiltrer dans la place, vous bloquant, roues demi tournées : il vous faut alors bander vos muscles cachés pour relancer les vingt-cinq kilos de votre engin.

Toujours dans la rubrique magasin : l’escalator. Impossible avec autre chose qu’une poussette-canne, vous savez bien, ce modèle pliable ultra léger… Alors vous cherchez l’ascenseur. Qui est pris d’assaut pas les personnes âgées (cela me reste compréhensible) et les magasiniers, qui ont des palettes à vider dans les étages, et qui n’estiment pas nécessaire de vous céder la place le temps d’un trajet. Et puis, le fameux passage en caisse. Avez-vous remarqué que les barrières anti-vol sont judicieusement placées, de façon à ce que la plus large des poussettes standard ai, au mieux, deux millimètres de marge de chaque côté pour manœuvrer? Si par malheur, la caissière a reculé son siège d’un centimètre, vous devez la contourner, vos roues sont de travers, et vous ne passez plus les barrières anti-vol.

Le chemin du retour est toujours très amusant, puisque le moindre bossellement du macadam fait tressauter vos courses, entraînant le risque de semer derrière vous une partie de vos achats.

 

Les tramways sont également particulièrement bien conçus, puisque soit vous barrez toute la largeur du véhicule, empêchant les voyageurs de circuler d’un wagon à l’autre; soit vous barrez toute une longueur normalement affectée aux passagers debouts, vous faisant par là-même insulter copieusement à voix haute ou basse. Certains regards en disent long.

 

Il y a aussi les administrations, qui ont dû adapter une entrée pour les personnes handicapées. Je ne vous donnerais que deux exemples. Si je veux me rendre à la mairie, je dois rallonger mon parcours d’environ deux cent mètres à tourner dans les couloirs, à passer par des services normalement fermés au public devant le regard lourd des vigiles, pour atteindre (enfin) les ascenseurs. Ce n’est pas très grave. C’est simplement usant. Et si je veux me rendre à la Préfecture, je dois passer par un sous-sol, prendre un ascenseur, faire le tour d’un service pour passer par l’entrée du personnel et accéder à un monte charge, où ma double poussette ne rentre pas. Et avec ma poussette simple (lorsque je choisi d’abandonner un de mes enfant à une voisine compatissante et généreuse), je ne peux rentrer avec elle dans le monte charge, il n’y a pas assez de place, et pourtant le bouton à maintenir enfoncer tout au long de la descente se trouve à l’intérieur de cette machine du diable. Il doit y avoir des ingénieurs particulièrement vicieux…

 

Je propose donc, plutôt que d’envoyer nos concitoyens à des milliers de kilomètres sous des climats improbables, de leur proposer de prendre à leur charge durant vingt-quatre heure deux bambins incapables de marcher, avec tout leur attirail, et de leur confier cinq tâches administratives différentes et deux séries de courses. Interdiction d’effectuer cela sans les enfants. Pas de joker tels « appel à un ami » ou « 50/50″. Ca fait les bras et les épaules, les cuisses et le dos; et si c’est un jour merveilleux où les enfants sont énervés par le temps lourd ou les dents qui poussent, le candidat n’aura même pas le temps de manger.

 

Des volontaires?

 

(en direct du service de recrutement « jeux idiots pour candidats inconscients », Cleya.tx)

Administrations et autres Maisons des Fous (1)

Dans la jungle administrative française, les écueils sont nombreux, l’attente est longue, mais patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, et pourtant, pourtant… Je trouve à chaque fois de nombreuses raisons de m’arracher les cheveux. Je ne dois pas être la seule à me trouver confrontée régulièrement à cette inertie, à ce marasme, à cette nonchalance dolente qui caractérise nos différentes Maisons des Citoyens, et jusqu’à ce jour, il ne m’est JAMAIS arrivé d’avoir directement le bon papier, le bon renseignement, la bonne liste de justificatifs à fournir…

Suis-je la seule?

Voici, pour illustrer mon propos, ma dernière mésaventure, qui m’a fait remercier mon dégroupage total me permettant de n’avoir pas à payer les deux heures passées au téléphone, en vain, évidemment.

Il y a quelques jours, j’ai eu la mauvaise idée de vouloir me renseigner sur un type de contrat d’apprentissage pour adultes, formation nécessaire pour obtenir le diplôme que je souhaite.

J’ai donc passé des coups de fils à des centres de formations pour adultes, publics et privés, qui se sont renvoyés la balle – et moi-même par la même occasion- de postes en postes, de vraies en fausses informations, pour que finalement différentes secrétaires me conseillent de joindre directement la Direction Départementale du Travail.

Je compose soigneusement le numéro, et entends chanter dans mon oreille une musique d’attente, puis une voix féminine au bord de la jouissance, m’annoncer que mon correspondant est déjà en ligne, merci de rappeler plus tard ou de bien vouloir rester en ligne, afin que mon correspondant prenne ensuite mon appel. Choisissant la deuxième option, la musique me berce encore quelques secondes avant que la ligne ne se coupe.

Allons donc, une erreur du standard, sans doute. J’ appuies sur la touche bis : scénario identique. Prenant mon mal en patience, j’ai rappelé une vingtaine de fois dans l’heure, sans plus de succès. Grâce au moteur de recherche, je trouve le numéro du standard principal de cette administration, tombe sur l’hôtesse d’accueil, qui me bascule vers la ligne maudite. Une nouvelle fois, je contacte la DDT, essayant un autre numéro de ma liste : sous l’intitulé « service aux personnes », une charmante DRH m’informe que je ne suis surement pas sur la bonne ligne, et me redonne le standard.

J’informe donc l’hôtesse du problème : mon correspondant semble injoignable, y aurait-il un soucis sur la ligne qui me raccroche systématiquement au nez?

 » – Oh non, Madame, la collègue, elle est peut-être en congé.

- Mais dans ce cas, pourriez-vous faire en sorte que les gens qui, comme moi, tentent de la joindre, n’arrivent pas sur une boîte vocale qui coupe la communication juste après avoir promis une réponse dans les minutes suivantes?

- Ah non, je suis à l’accueil, je ne sais pas comment on fait…

- Mais vous trouvez normal qu’on puisse passer des heures à tenter de joindre quelqu’un qui n’est de toute façon pas là?

- Non madame, mais je ne peux rien faire.

- Et il n’y a personne chez vous pour changer le message d’accueil de votre collègue ou pour couper sa ligne?

- Heu…Je ne sais pas…Le technicien ne travaille pas les lundi. »

Je ne pensais pas jusqu’à ce jour que d’appuyer sur deux ou trois boutons d’un standard relevait de la compétence d’un technicien spécialisé, et ma belle-soeur sera contente d’apprendre, qu’en tant que secrétaire médicale, elle arrive à faire fonctionner le central téléphonique du cabinet mieux qu’une hôtesse d’accueil, qui, comme tout fonctionnaire, a dû passer un concours pour avoir son poste…

 

Je n’ai toujours pas mes informations, et ne sais pas quand il sera opportun de rappeler ce service, puisque les dates des vacances de la collègue concernée relèvent du Secret d’Etat.

 

(en direct de mon standard personnel, qui fonctionne très bien, merci pour lui! Cleya.)

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