Administrations et autres Maisons des Fous (1)

Dans la jungle administrative française, les écueils sont nombreux, l’attente est longue, mais patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, et pourtant, pourtant… Je trouve à chaque fois de nombreuses raisons de m’arracher les cheveux. Je ne dois pas être la seule à me trouver confrontée régulièrement à cette inertie, à ce marasme, à cette nonchalance dolente qui caractérise nos différentes Maisons des Citoyens, et jusqu’à ce jour, il ne m’est JAMAIS arrivé d’avoir directement le bon papier, le bon renseignement, la bonne liste de justificatifs à fournir…

Suis-je la seule?

Voici, pour illustrer mon propos, ma dernière mésaventure, qui m’a fait remercier mon dégroupage total me permettant de n’avoir pas à payer les deux heures passées au téléphone, en vain, évidemment.

Il y a quelques jours, j’ai eu la mauvaise idée de vouloir me renseigner sur un type de contrat d’apprentissage pour adultes, formation nécessaire pour obtenir le diplôme que je souhaite.

J’ai donc passé des coups de fils à des centres de formations pour adultes, publics et privés, qui se sont renvoyés la balle – et moi-même par la même occasion- de postes en postes, de vraies en fausses informations, pour que finalement différentes secrétaires me conseillent de joindre directement la Direction Départementale du Travail.

Je compose soigneusement le numéro, et entends chanter dans mon oreille une musique d’attente, puis une voix féminine au bord de la jouissance, m’annoncer que mon correspondant est déjà en ligne, merci de rappeler plus tard ou de bien vouloir rester en ligne, afin que mon correspondant prenne ensuite mon appel. Choisissant la deuxième option, la musique me berce encore quelques secondes avant que la ligne ne se coupe.

Allons donc, une erreur du standard, sans doute. J’ appuies sur la touche bis : scénario identique. Prenant mon mal en patience, j’ai rappelé une vingtaine de fois dans l’heure, sans plus de succès. Grâce au moteur de recherche, je trouve le numéro du standard principal de cette administration, tombe sur l’hôtesse d’accueil, qui me bascule vers la ligne maudite. Une nouvelle fois, je contacte la DDT, essayant un autre numéro de ma liste : sous l’intitulé « service aux personnes », une charmante DRH m’informe que je ne suis surement pas sur la bonne ligne, et me redonne le standard.

J’informe donc l’hôtesse du problème : mon correspondant semble injoignable, y aurait-il un soucis sur la ligne qui me raccroche systématiquement au nez?

 » – Oh non, Madame, la collègue, elle est peut-être en congé.

- Mais dans ce cas, pourriez-vous faire en sorte que les gens qui, comme moi, tentent de la joindre, n’arrivent pas sur une boîte vocale qui coupe la communication juste après avoir promis une réponse dans les minutes suivantes?

- Ah non, je suis à l’accueil, je ne sais pas comment on fait…

- Mais vous trouvez normal qu’on puisse passer des heures à tenter de joindre quelqu’un qui n’est de toute façon pas là?

- Non madame, mais je ne peux rien faire.

- Et il n’y a personne chez vous pour changer le message d’accueil de votre collègue ou pour couper sa ligne?

- Heu…Je ne sais pas…Le technicien ne travaille pas les lundi. »

Je ne pensais pas jusqu’à ce jour que d’appuyer sur deux ou trois boutons d’un standard relevait de la compétence d’un technicien spécialisé, et ma belle-soeur sera contente d’apprendre, qu’en tant que secrétaire médicale, elle arrive à faire fonctionner le central téléphonique du cabinet mieux qu’une hôtesse d’accueil, qui, comme tout fonctionnaire, a dû passer un concours pour avoir son poste…

 

Je n’ai toujours pas mes informations, et ne sais pas quand il sera opportun de rappeler ce service, puisque les dates des vacances de la collègue concernée relèvent du Secret d’Etat.

 

(en direct de mon standard personnel, qui fonctionne très bien, merci pour lui! Cleya.)

 


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