Archive pour juin, 2008

3493 XQ 67 (espagnol poli fêtant la coupe européenne de football)

A chaque fois qu’une équipe gagne, des supporters en délire prennent leurs voitures et font le tour de la ville en actionnant leurs klaxons et en agitant des drapeaux.

On pourrait penser qu’il s’agit de rameuter tous les expatriés afin de faire la fête dans un endroit public ou privé, et que pour cela il faille les prévenir du lieu de rencontre par l’intermédiaire des avertisseurs sonores des voitures, aucun d’entre eux ne disposant d’un répertoire faisant mention de tous les expatriés, mais les voitures enchaînent les tours sans se préoccuper d’être -ou non- rejointes.

On pourrait aussi se dire que c’est la fête du sport, puisque les « untels » ont gagnés, et que, par soutient, par plaisir de la victoire, leurs compatriotes descendraient dans les rues pour agiter leurs drapeaux et courir (acte sportif s’il en est!) vers un lieu quelconque de réunion bacchanale…

On pourrait croire que par bonheur et félicité, ces individus feraient montre d’une certaine amabilité envers les autres, partageant leur sentiment de joie profonde en respectant les pauvres cons qui se lèvent le lendemain, ou doivent rassurer des gamins ne comprenant pas pourquoi on les réveille ainsi en plein milieu de la nuit, et pourquoi les gens hurlent dehors dans un concert sauvage de crissement de pneu et de klaxons…

Non. Il s’agit simplement de faire suer un maximum de gens.

La police ne fait rien : pour une grande ville comme Strasbourg, sachez-le, il y a deux policiers pour tout gérer la nuit. Alors, non, bien sûr, ils ne peuvent pas empêcher plus de trois cents voyous de faire du bruit dans les rues…Et les gendarmes n’ont pas le droit d’intervenir, car comme l’a dit notre bon Sarkozy, « Ce n’est pas aux militaires de régler les troubles à l’ordre public ».

Je n’ai rien contre les espagnols, rien contre les turcs, rien contre aucun des gagnant de cette coupe de football. Par contre, je souhaite à tous les supporters hurlants et injurieux que j’ai croisé ce soir-là de finir leurs jours dans l’atroce souffrance de ne pas pouvoir dormir à sa guise, et ce, aucun jour que Dieu leur accordera encore…Est-ce le moment de rappeler que la privation de sommeil fait partie du grand registre des actes de tortures? Qui va venir demain m’épauler pour tout ce qui est du ressort de la maison, et tenir mes gamins énervés, manquants de sommeil, qu’on ne peut rattraper par des siestes puisque des travaux ont lieu dans l’immeuble situé derrière le mien?

Allez, je m’emporte.

 » – Oh, la connasse, c’est vraiment une connasse, hé, c’est la fête, on fait rien que la fête!

- Vous avez seulement pensé aux enfants qui dorment? Aux personnes qui travaillent?

- Ta gueule, connasse, c’est même pas nous qu’on a gagné, moi aussi j’ai des gosses, on fait la fête, t’as qu’à fermer ta gueule! »

Le passager avant de la voiture 3493 XQ 67 se reconnaîtra. S’il a une carte d’identité française, j’aimerais bien qu’on la lui supprime, puisqu’il ne respecte pas nos lois…

(en direct de la bêtise humaine, Cleya.tx)

Faites de la musique!!!

Dans le concept, je pensais qu’il s’agissait de promouvoir les divers talents artistiques de nos concitoyens, en leur permettant de s’exprimer par le biais d’instruments musicaux ou vocaux…

 

Je suis tombée de bien haut!

 

Pour la première fois depuis mes années lycée, j’ai fait un tour en ville, profitant du soleil impromptu entre nos journées d’orages, promenant mes deux marmots de rues piétonnes en places au centre ville. L’heure H ne devait pas avoir sonné:aucun musicien, aucun groupe de « djeuns-à-guitare », la ville bruissait de la foule des grands samedi, c’était tout.

 

J’ai cependant remarqué à certains endroit, l’érection de tours électroniques placées autour de stand encore vide portant des banderoles de diverses associations (au hasard dans ma mémoire : restos du cœur, action contre la faim, secours populaire, et stations de radio).

 

Mais nulle estrade couronnée de micros…

 

Après deux bonnes heures de déambulation, je me suis résignée à rentrer chez nous, mes gamins hurlants dans la poussette, pas du tout apaisés ni ravis de musique.

 

O, miracle!

 

Dans ma dernière ligne droite, deux saxophonistes et un batteur faisait onduler un groupe de badaud, auquel je nous joignis. Il était 18h30. La fête de la musique n’est pas pour les petits enfants qui se couchent tôt…

 

Il a bien fallu rentrer, donner les bains et biberons du soir, et nous préparer à subir les remugles de cette fête imposée.

 

L’an passé, un groupe avait chanté quelques heures sur une place proche de notre appartement, et sans que son répertoire se trouvât à notre goût, il dénotait au moins l’effort de la participation et un certain travail préliminaire.

 

Pour cette fois, nous fûmes moins gâté : nos voisins d’en face (de l’autre côté du quai), fenêtres grandes ouvertes, avaient décidé de tester les limites de leurs amplificateurs, et ont passé quelques CD ahurissants pendant de longues heures.

 

Faire de la musique, ou faire le plus de bruit possible?

 

Dans fête, je voyais quelque chose de convivial, dans musique, un soupçon de travail personnel, pas simplement un concours de mini chaîne.

 

Tout le monde peut se tromper.

(en direct de mon appareillage d’homme-orchestre, Cleya.tx)

des Bleus (et des bosses, surtout)

Voilà, ça y est. Ils ont été à Tignes, ils ont eu des maillots tout neuf, ils ont eu des salaires fantastiques tout au long de l’année, et une superbe chanson « slam » composée et interprétée par Grand Corps Malade.

Ils ont quitté leurs familles, leurs amis, ils sont partis au loin porter bien haut les couleurs de la France.

Mais… l’eau était trop humide, la température trop chaude, la pelouse trop verte, et les Roumains trop malins, puis les joueurs des Pays-Bas trop offensifs.

Est-ce que je délire, ou bien ne sont-ils pas payé assez pour se sortir les doigts du c.. ?

C’est trop difficile de jouer au foot? Oh, les pauvres, pauvres petits footballeurs…Ils ont dû s’arrêter aux feux rouges, et n’ont pas réussi à courir derrière un ballon…Si j’étais eux, je me ferais plaindre encore un peu plus, parce que le retour à la maison va être chaud, chaud, avec tous les gosses en larmes déchirant les quelques rares autographes signés avant le départ, leurs conjointes râlant sur les primes de matchs qui ne seront pas payées faute de victoire, et les quolibets qui fuseront sur leurs rejetons à l’école « ton père il est trop nuleuh! »…

C’est pas facile d’être « sportif de haut niveau ».

C’est pas facile de se lever le matin pour aller courir sur un stade sous les hourras d’une foule en délire.

Je pense que, pour le quart de la paye du moins riche d’entre eux, j’arriverais en un temps record à perdre mes kilos en trop et à courir de façon constructive derrière un ballon. Ca pourrait être drôle, de les opposer à la dernière équipe féminine du classement européen, juste pour voir si ces messieurs ont ce qu’il faut entre les jambes, ou si, là aussi, le Grand Complot Mondial leur ferait perdre le match…

Allez, rendons hommage à Grand Corps Malade : il a fait ce qu’il a pu, mais il n’est pas sorcier vaudou, il n’a pas réussi à détruire le sortilège qui enveloppe notre équipe nationale d’un halo de connerie et de fainéantise…

En question finale : qui a jugé de bon augure de faire écrire la chanson de soutient des bleus à un gars dont le surnom est « Grand Corps Malade »???

« Le jour se lève sur notre histoire pour éclairer l’ensemble de notre parcours.
Le jour se lève sur notre envie de montrer à tous que c’est à notre tour
D’assumer nos rêves, d’en récolter la sève, afin de remplir les plus belles pages
Le jour se lève sur le besoin de laisser une trace de notre passage.
Vous connaissez nos visages, on a pas besoin de se ressembler.
Vous connaissez notre adage : on en envie de vous rassembler.
Et si c’est vrai que l’union fait la force quand apparaît l’adversité.
Nous aurons un atout supplémentaire : celui de la diversité.
Avec toutes nos différences, nous allons porter et défendre les mêmes couleurs.
Avec fierté, sans arrogance. Dans les victoires et les douleurs.
Le jour se lève sur notre histoire, on voit déjà l’horizon s’éclaircir.
Le jour se lève sur notre espoir : vous réunir pour réussir
On vit ensemble, on vibre ensemble. »

 

(en direct de ma fiche de paye, Cleya.tx)

 

http://www.dailymotion.com/video/x5mith_clip-on-vit-ensemble-on-vibre-ensem_music

Koh Lantah

Toutes les jeunes mères ont du connaître ça: le parcours de survie en milieu urbain avec en option, la simple ou double poussette garnie.

 

Les concepteurs ont beaucoup travaillé leur sujet: ergonomie des machines, poids total à vide, poids total en charge, équilibrage des roues, centralisation du frein et convertibilité des fonctions. Une fois les douze pages de mode d’emploi ingurgitées, il ne reste plus qu’à installer l’ensemble choisi (fonction lit, fonction coque ou assise, avec ou sans plate-forme de rangement, avec ou sans auvent de protection, avec ou sans ombrelle/jouet/cape de pluie/couverture ignifugée/avertisseur sonore…) et y placer le(s) bébé(s).

 

Enfin, vous voilà sur le trottoir. Est-il assez large pour votre équipage? N’y a-t-il pas de travaux intempestifs, du genre : macadam ôté, trous profonds surmontés de passerelles aux rambardes branlantes permettant à peine le passage d’une anorexique en phase terminale?

Les abribus sont-ils placés au bord dudit trottoir, ou bien vous empêchent-ils de passer? A moins que vous ne préfèreriez couper par la route même, en priant pour que cela ne soit pas l’heure du bus? Un livreur a-t-il garé sa camionnette sur votre chemin, évidemment à l’endroit où le rebord du trottoir est trop haut pour que vous puissiez contourner par la chaussée, et ce, de toute façon, sans visibilité du trafic?

Je note, pour ma part, d’autres dangers plus sociaux : je vis dans une ville universitaire où la municipalité a beaucoup investi pour les cyclistes, qui peuvent utiliser un grand kilométrage de pistes…Dont une bonne partie ornent nos trottoirs, avec croisement des pistes devant les passages piétons des feux rouges.

J’ai donc le choix, vu la place octroyé aux simples passants, entre bloquer de ma poussette les pistes cyclables, et me faire copieusement incendier ou klaxonner par les deux-roues; ou me jeter sous les voitures, les fulguro-poings de mon char d’assaut à bébé en avant.

 

Les portes des magasins sont également des points de passage terribles et éprouvants. Les doubles portes vitrées à battant, où il faut obligatoirement maintenir les deux largement ouverts vers l’intérieur du magasin, en poussant de votre troisième main l’équipage à quatre roues. Les portes automatiques qui se referment trop vite, ou ne détectent pas les poussettes trop basses pour le viseur infrarouge. Les autres usagers, qui vous doublent au moment même où vous aviez réussi à coincer les portes et tentiez de vous infiltrer dans la place, vous bloquant, roues demi tournées : il vous faut alors bander vos muscles cachés pour relancer les vingt-cinq kilos de votre engin.

Toujours dans la rubrique magasin : l’escalator. Impossible avec autre chose qu’une poussette-canne, vous savez bien, ce modèle pliable ultra léger… Alors vous cherchez l’ascenseur. Qui est pris d’assaut pas les personnes âgées (cela me reste compréhensible) et les magasiniers, qui ont des palettes à vider dans les étages, et qui n’estiment pas nécessaire de vous céder la place le temps d’un trajet. Et puis, le fameux passage en caisse. Avez-vous remarqué que les barrières anti-vol sont judicieusement placées, de façon à ce que la plus large des poussettes standard ai, au mieux, deux millimètres de marge de chaque côté pour manœuvrer? Si par malheur, la caissière a reculé son siège d’un centimètre, vous devez la contourner, vos roues sont de travers, et vous ne passez plus les barrières anti-vol.

Le chemin du retour est toujours très amusant, puisque le moindre bossellement du macadam fait tressauter vos courses, entraînant le risque de semer derrière vous une partie de vos achats.

 

Les tramways sont également particulièrement bien conçus, puisque soit vous barrez toute la largeur du véhicule, empêchant les voyageurs de circuler d’un wagon à l’autre; soit vous barrez toute une longueur normalement affectée aux passagers debouts, vous faisant par là-même insulter copieusement à voix haute ou basse. Certains regards en disent long.

 

Il y a aussi les administrations, qui ont dû adapter une entrée pour les personnes handicapées. Je ne vous donnerais que deux exemples. Si je veux me rendre à la mairie, je dois rallonger mon parcours d’environ deux cent mètres à tourner dans les couloirs, à passer par des services normalement fermés au public devant le regard lourd des vigiles, pour atteindre (enfin) les ascenseurs. Ce n’est pas très grave. C’est simplement usant. Et si je veux me rendre à la Préfecture, je dois passer par un sous-sol, prendre un ascenseur, faire le tour d’un service pour passer par l’entrée du personnel et accéder à un monte charge, où ma double poussette ne rentre pas. Et avec ma poussette simple (lorsque je choisi d’abandonner un de mes enfant à une voisine compatissante et généreuse), je ne peux rentrer avec elle dans le monte charge, il n’y a pas assez de place, et pourtant le bouton à maintenir enfoncer tout au long de la descente se trouve à l’intérieur de cette machine du diable. Il doit y avoir des ingénieurs particulièrement vicieux…

 

Je propose donc, plutôt que d’envoyer nos concitoyens à des milliers de kilomètres sous des climats improbables, de leur proposer de prendre à leur charge durant vingt-quatre heure deux bambins incapables de marcher, avec tout leur attirail, et de leur confier cinq tâches administratives différentes et deux séries de courses. Interdiction d’effectuer cela sans les enfants. Pas de joker tels « appel à un ami » ou « 50/50″. Ca fait les bras et les épaules, les cuisses et le dos; et si c’est un jour merveilleux où les enfants sont énervés par le temps lourd ou les dents qui poussent, le candidat n’aura même pas le temps de manger.

 

Des volontaires?

 

(en direct du service de recrutement « jeux idiots pour candidats inconscients », Cleya.tx)

tournez manège

Notre mairie a décidé depuis de nombreuses années de rendre quasiment impraticable le centre ville en voiture, modifiant le sens des rues, ajoutant des sens uniques, de façon à ce que le principal de la circulation se fasse en périphérie.

Notre mairie a aussi décidé de diviser l’agglomération en différentes zones de parking : ainsi tout propriétaire d’un véhicule disposant d’un logement dans la ville se voit octroyer, pour une somme raisonnable, le droit de stationner son véhicule sur les parkings (payants heure par heure pour toute autre personne) de la zone correspondant à son domicile.

Il s’avère que mon domicile est situé à l’extrême limite d’une de ces zones, dans un quartier particulièrement bien fourni en sens uniques. Donc, si je ne trouve pas de place dans les deux rues proches de mon domicile, je dois faire un tour d’à peu près cinq minutes dont quatre feux rouges pour tenter de nouveau ma chance, ou choisir d’aller voir plus loin, ce qui ne me facilite pas du tout la tâche puisqu’aucun de mes deux enfants n’est capable de marcher de si longues distances.

Pourtant, la rue juste en face de chez moi est couverte de parkings, mais situés dans une zone différente : si je choisi de m’y garer, je dois m’acquitter de la taxe horaire.

Ainsi, au lieu de moins polluer en me garant de suite, je suis obligée de faire des tours de manèges, en calmant du mieux possible les enfants énervés à chaque feu rouge, à moins de ne plus utiliser ma voiture (que celui qui réussit à transporter les couches, le lait en poudre, les lingettes, le talc, les produits de soin divers et quelques courses, le tout devant tenir un maximum de temps pour éviter de reprendre la voiture seule avec deux monstres, à vélo ou autre moyen de transport écolo me contacte rapidement).

Je remercie aussi ce service de stationnement, qui a été présenté à nos concitoyens sous le couvert d’hypocrisie écologique, pour nous fournir un carton d’abonnement à ces fameux parking : un carton par mois, alors que la plupart des gens concernés achètent directement pour six mois ou un an… Il suffirait sur ce carton à l’année d’écrire « à l’année » en précisant les dates, au lieu de dépenser douze cartons…

Ou de permettre à chaque automobiliste de garer son véhicule personnel dans un rayon quelconque autour de son domicile, au lieu de lui attribuer une zone idiote…

Dans écologique, je pensais qu’il y avait logique.

Tout le monde peut se tromper.

(en direct de mon véhicule polluant, Cleya.tx)

ma mamie prend le train

Ma mamie n’est plus toute jeune, mais elle aime bien, une ou deux fois par an, aller rendre visite à sa fille en Belgique. Elle n’aime pas l’avion, elle n’est pas bien en voiture, elle a toujours pris le train. Elle ne voyage pas à dates fixes, son départ dépend de son état de santé, des travaux en cours ou non dans sa petite copropriété, du temps annoncé…

 

Pourtant, tous les ans, ma mamie a le même problème.

 

Elle m’annonce son départ pour le mois suivant, à telle date, prépare son intérieur, ses valises, prend son billet à l’avance pour ne pas avoir à faire la queue le jour du voyage.

 

Et, immanquablement, pour ce jour-là précisément choisi par elle sur des critères absolument personnels: la SNCF est en grève.

 

Inquiétude, stress, suivre dans les médias l’évolution du mouvement social, dépenser ses sous sur les numéros surtaxés de la SNCF pour connaître l’étendue des services non fournis, ma mamie perd en deux jours les réserves énergétique qu’elle a mis tout l’hiver à se constituer…

 

 

 

Et tous les ans, je me demande si les trains français sont en grève de façon quasi permanente, ou si un lutin maléfique attend que ma mamie prenne son billet pour aller chatouiller les représentants syndicaux.

 

Sic transit gloria mundi.

 

 

 

(en direct du piquet de grève, Cleya.tx)

administrations et autres billevesées

Enceinte de mon premier enfant, j’avais envoyé à la CAF tous les justificatifs de mon état afin de pouvoir bénéficier des allocations familiales.
J’ai reçu un bon mois plus tard une lettre, que j’ai fini par classer dans mon dossier de l’absurde, après l’avoir utilisé pour faire rire tous mes voisins.

En gros, on m’annonçait que ma demande avait bien été prise en compte, que mon dossier avait bien été ouvert, et que, si cette lettre ne me parvenait pas, je serais bien aimable d’en avertir les services concernés.

Quel employé de la CAF n’a jamais relu cette lettre type, pour ne pas se rendre compte qu’il est impossible aux gens de réclamer un courrier dont ils ne connaissent pas l’existence, et qu’il est probablement inutile de le leur préciser dans cette lettre…
Je ne sais pas ce qu’il se serait passé si la lettre ne m’était pas parvenue.

Pour mon deuxième enfant, je n’ai reçu aucun courrier de ce genre, par contre il m’a fallu leur renvoyer trois fois les certificats de grossesse pour qu’ils actualisent mon dossier et que les allocations me parviennent.

Soit il y a quelque chose de vraiment pourri au royaume des alloc’, soit le Grand Complot Mondial visant à me rendre totalement folle a encore frappé…

(en direct du monceau de papier qu’il me reste à trier, Cleya.tx)

voyage d’entreprise

 

 

 

J’ai entendu parler d’une histoire étrange, une sorte de conte d’halloween pour adulte, mêlant bêtise et stupeur, dans un grand groupe privé français.

 

Tous les ans, le comité d’entreprise réunit par bureau les différents services, et, afin de consolider l’esprit de groupe et la solidarité entre les différentes catégories de personnel par l’ouverture culturelle et la détente, offre un voyage imposé de deux jours aux employés. C’est pour eux l’occasion de quitter leur région, de découvrir de belles villes françaises et leurs musées ou leurs histoires, de s’imprégner de l’art culinaire local…

 

 

 

Cette année, toute l’équipe s’est vu proposer un séjour de 24h en Alsace, à Strasbourg.

 

 

 

Au programme : tour en bateau-mouche ou petit train à touriste, repas dans une brasserie typique avec tartes flambées, choucroute et forêt-noire, hébergement dans un hôtel de la périphérie.

 

 

 

 

 

 

 

Avez-vous deviné où se trouve le siège de cette société, et où travaillent les employés? A Strasbourg même.

 

 

 

La plupart de ces personnes habitants les environs très proches de l’hôtel, ont voulu faire valoir leur droit à rentrer chez eux pour la nuit, trouvant absurde de se passer d’un retour à domicile, auprès de leurs conjoints et enfants, au vu des courtes distances à parcourir. Un non catégorique leur a été opposé.

 

 

 

Ces faux touristes ayant déjà subit les différentes visites guidées pour faire plaisir à leurs familles éloignées, ne jugeaient pas non plus opportun de les effectuer de nouveau.

 

 

 

Quand à la découverte de la cuisine locale…Proposeriez-vous à un Breton de se dépayser en mangeant des crêpes et du chouchen, à un Toulousain du cassoulet, à un Marseillais une bouillabaisse?

 

 

 

 

 

 

 

« Non, mon amour, je ne te trompe pas avec ma secrétaire, simplement ma boîte m’oblige à dormir à l’hôtel, je sais que c’est à trois minutes de chez nous, je te téléphonerais si tu veux… »

 

 

 

 

 

 

 

Hallucinant, n’est-il pas?

 

 

 

 

 

 

 

(en direct de mon réseau local de l’absurde, Cleya.tx)

Administrations et autres Maisons des Fous (1)

Dans la jungle administrative française, les écueils sont nombreux, l’attente est longue, mais patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, et pourtant, pourtant… Je trouve à chaque fois de nombreuses raisons de m’arracher les cheveux. Je ne dois pas être la seule à me trouver confrontée régulièrement à cette inertie, à ce marasme, à cette nonchalance dolente qui caractérise nos différentes Maisons des Citoyens, et jusqu’à ce jour, il ne m’est JAMAIS arrivé d’avoir directement le bon papier, le bon renseignement, la bonne liste de justificatifs à fournir…

Suis-je la seule?

Voici, pour illustrer mon propos, ma dernière mésaventure, qui m’a fait remercier mon dégroupage total me permettant de n’avoir pas à payer les deux heures passées au téléphone, en vain, évidemment.

Il y a quelques jours, j’ai eu la mauvaise idée de vouloir me renseigner sur un type de contrat d’apprentissage pour adultes, formation nécessaire pour obtenir le diplôme que je souhaite.

J’ai donc passé des coups de fils à des centres de formations pour adultes, publics et privés, qui se sont renvoyés la balle – et moi-même par la même occasion- de postes en postes, de vraies en fausses informations, pour que finalement différentes secrétaires me conseillent de joindre directement la Direction Départementale du Travail.

Je compose soigneusement le numéro, et entends chanter dans mon oreille une musique d’attente, puis une voix féminine au bord de la jouissance, m’annoncer que mon correspondant est déjà en ligne, merci de rappeler plus tard ou de bien vouloir rester en ligne, afin que mon correspondant prenne ensuite mon appel. Choisissant la deuxième option, la musique me berce encore quelques secondes avant que la ligne ne se coupe.

Allons donc, une erreur du standard, sans doute. J’ appuies sur la touche bis : scénario identique. Prenant mon mal en patience, j’ai rappelé une vingtaine de fois dans l’heure, sans plus de succès. Grâce au moteur de recherche, je trouve le numéro du standard principal de cette administration, tombe sur l’hôtesse d’accueil, qui me bascule vers la ligne maudite. Une nouvelle fois, je contacte la DDT, essayant un autre numéro de ma liste : sous l’intitulé « service aux personnes », une charmante DRH m’informe que je ne suis surement pas sur la bonne ligne, et me redonne le standard.

J’informe donc l’hôtesse du problème : mon correspondant semble injoignable, y aurait-il un soucis sur la ligne qui me raccroche systématiquement au nez?

 » – Oh non, Madame, la collègue, elle est peut-être en congé.

- Mais dans ce cas, pourriez-vous faire en sorte que les gens qui, comme moi, tentent de la joindre, n’arrivent pas sur une boîte vocale qui coupe la communication juste après avoir promis une réponse dans les minutes suivantes?

- Ah non, je suis à l’accueil, je ne sais pas comment on fait…

- Mais vous trouvez normal qu’on puisse passer des heures à tenter de joindre quelqu’un qui n’est de toute façon pas là?

- Non madame, mais je ne peux rien faire.

- Et il n’y a personne chez vous pour changer le message d’accueil de votre collègue ou pour couper sa ligne?

- Heu…Je ne sais pas…Le technicien ne travaille pas les lundi. »

Je ne pensais pas jusqu’à ce jour que d’appuyer sur deux ou trois boutons d’un standard relevait de la compétence d’un technicien spécialisé, et ma belle-soeur sera contente d’apprendre, qu’en tant que secrétaire médicale, elle arrive à faire fonctionner le central téléphonique du cabinet mieux qu’une hôtesse d’accueil, qui, comme tout fonctionnaire, a dû passer un concours pour avoir son poste…

 

Je n’ai toujours pas mes informations, et ne sais pas quand il sera opportun de rappeler ce service, puisque les dates des vacances de la collègue concernée relèvent du Secret d’Etat.

 

(en direct de mon standard personnel, qui fonctionne très bien, merci pour lui! Cleya.)

Le sticker, ce parasite plastique

Tout les parents aiment leurs enfants. Pour faire plaisir à leurs bambins il est une étape obligatoire: le parc d’attraction! Des heures de routes avec des mômes survoltés et impatients qui répètent inlassablement « Quand est-ce qu’on arrive? C’est encore loin? Et pourquoi on va pas plus vite? »…Crispé sur le volant, on commence presque à regretter le boulot…

Alors on chante, on fait des petits jeux. Non pas pour amuser les gosses mais juste pour tenir encore un peu, pour ne pas craquer et se laisser aller à cette pulsion qui consisterait à les laisser sur le bas coté de la route afin de retrouver une vie paisible. Et puis, ô joie de la délivrance, au loin se dessine ce fameux parc! On gare la voiture, on fait descendre les enfants, on respire. Après tout, on est là pour se détendre, non?

Et bien non justement! Des heures de queue avec des mômes  impatients, non seulement les nôtres mais également ceux de tous les autres parents venus là comme nous pour se REPOSER. Et quand enfin c’est notre tour… c’est pour monter dans un manège chenille ou une calèche ou un bateau, bref une attraction TRES lente où le calvaire continu : car nos chères têtes blondes n’ont pas arrêté de parler ni de  gesticuler pour autant! Mais…les bonnes choses ayant toujours une fin malheureusement, la journée se termine et on lit (enfin) l’épuisement dans les yeux de nos bambins. C’est à ce moment précis que l’on se souvient du pourquoi de cette sortie : les fatiguer. Presque heureux, la larme à l’œil de tout ces efforts récompensés on se dit que Dieu existe finalement… En retournant à la voiture avec dans les bras nos marmots on s’échange des regards, des promesses de câlins pour la soirée et là, oui juste là que voit-on? Un gros sticker tout laid collé sur le coffre/portière/vitre avant ou arrière. Pendant que vous vous « amusiez » dans le parc, de vils scélérats sont venus vous en mettre un. Et personne ne les a vu, ce sont des ombres parmi les ombres, des ninjas camouflés en souris ou en ours brun, guettant le moment fatidique où vous ne serez plus là pour défendre votre voiture!

- « Allo Stick souris ici éléphant sournois les X sont dans le parc, je répète les X sont dans le parc, tu peux y aller.
- Ok je passe à l’action. »

Et paf un sticker!

Preuve que finalement le monde vous en veut,  ce bout de plastique suffit à lui seul à vous replonger dans la réalité. Finis les yeux tendres, finis les câlins. Ce parasite a tout ravi. Le silence se fait , pesant. Seule une question flotte dans l’air soudain électrique : est-ce que je le laisse mais il est tout laid et puis moi j’en voulait pas de sticker non mais! Ou bien est-ce que je le retire mais alors là j’aurais encore la forme du sticker en négatif de colle.Car la colle du sticker, vous avez remarqué laisse toujours des traces même après 20 lavages chez l’éléphant bleu, rien n’y fait! Je ne sais pas quel est l’ingénieur qui l’a inventé, mais cela devait être quelqu’un de très fourbe ou de très seul pour se dire: » Tiens aujourd’hui je vais fabriquer une colle pour sticker tout laid que les gens retireront car il est tout laid mais ma colle, elle, elle restera, comme ça les gens ils pourront admirer ma colle toute leur vie et se dire que je fais du bon boulot »…Que celui qui ne trouve pas cela pervers me jette la première pierre! Et il faut l’avouer,  il s’y connaissait en colle le bougre! Vous avez en tout et pour tout 24H chrono pour retirer le dit morceau de plastique sinon la colle se fond dans la carrosserie de votre voiture, pour toujours et à jamais.

Et vous voila pour des années à vous taper le traditionnel: « Tiens tu as été chez truc? Non j’aime juste leurs stickers à la con alors je l’ai collé mais promis j’y vais demain…… ». Une variante est « Tu as pas réussit à retirer la colle du sticker? Si si mais après je l’ai remit c’est plus fun comme ça… » (tout dépend de votre action lors de la découverte).

Mais il y a pire! Mais oui, mon bon monsieur, il y a le sticker urbain, celui que l’on vous colle sur le parking ou sur le lieu de stationnement de votre travail. Là, non seulement vous n’aviez rien demandé mais en plus on ne vous avait même pas prévenu! Au parc, bon, au fond, vous le saviez, c’était un risque à courir et vous l’avez tenté, mais là, rien. Vous vous êtes juste garé : et paf. Et si par inconscience vous le retirez (car la colle n’a pas été faite par le même ingénieur mais plutôt par l’inventeur de la cléopatra) vous pouvez à nouveau vous en retaper un! C’est à croire qu’il y a un mouchard qui se déclenche si on retire leur pub. Dans l’heure qui suit un agent des forces sticker arrive et vous en refile un autre, tout frais. D’ailleurs il se peut qu’il se trompe de voiture et dans ce cas vous en avez deux, mais bon, quand on aime, on ne compte pas….

Alors évidement vous allez me dire : c’est pas bien grave, ce n’est qu’une voiture et de la colle forte… Mais quand on y réfléchit bien, notre voiture nous appartient tout comme nos vêtements, notre maison (même si on est locataire c’est notre lieu de vie privatif), etc. Auriez vous vraiment envie que l’on vous colle un sticker géant sur votre blouson ou sur les murs de votre appartement? Comme cela sans rien vous demander?Juste parce que quelqu’un d’autre que vous en a eu envie? Moi je dis non. Je trouve que c’est presque une atteinte à mes droits individuels. Mais aucune cour de justice, même européenne ne prend cela en compte. Cela fait partit des petits tracas du quotidiens que l’on se doit d’accepter, même si en cachette on rêve de leur coller leur pub en pleine tronche…..

Alors gare à toi ninja inconnu car si j’arrive, un jour, à te trouver tu verras à quel point elle est supra forte la colle des stickers!…

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